Qui doit payer l’intervention d’un plombier ?

Lorsqu’un logement est loué, les problèmes de plomberie sont malheureusement fréquents. Que l’on soit locataire ou propriétaire, ces soucis peuvent rapidement devenir agaçants au quotidien. Et inévitablement, le recours à un plombier s’impose dans la majorité des cas.

Mais voilà, une question délicate se pose alors : qui du locataire ou du propriétaire doit payer la facture d’intervention ? Un sujet sensible qui génère souvent des tensions. Car les frais peuvent vite grimper. 

Pour vous aider à y voir plus clair, voici les points essentiels à retenir sur la répartition des charges en cas d’intervention d’un plombier dans un logement loué.

Les réparations à la charge du locataire

D’après la loi du 6 juillet 1989, le locataire a l’obligation d’entretenir le logement ainsi que les équipements mentionnés au bail. Il doit assurer l’entretien courant et procéder aux menues réparations. Cela concerne notamment :

  • le dégorgement et l’entretien des canalisations intérieures en cas d’obstruction, sauf bouchon naturel ;
  • le remplacement des joints, colliers et raccords des canalisations ;
  • le remplacement du flexible et du pommeau de douche ;
  • l’entretien annuel de la chaudière individuelle ;
  • et le remplacement des joints de robinet et mécanismes des chasses d’eau.

Concrètement, le locataire doit donc payer la facture du plombier pour ces interventions. Autres cas de figure : si les dégâts sont liés à un défaut d’entretien, un usage anormal ou une dégradation volontaire de sa part, c’est à lui de supporter les frais. Vous pouvez voir le site www.votre-plombier.fr vous avoir recours à un bon professionnel.

Les réparations à la charge du propriétaire

De son côté, le propriétaire a l’obligation de louer un logement décent. Il doit s’assurer que les équipements sont conformes aux normes et en bon état de fonctionnement. Les grosses réparations lui incombent, notamment celles liées à :

  • la vétusté des installations (tuyaux, robinetterie, chaudière, etc.) ;
  • des vices cachés ou de construction ;
  • des dégâts suite à une catastrophe naturelle ;
  • et des réparations sur les parties communes.

Il doit également intervenir si le problème existait déjà avant l’entrée dans les lieux du locataire, même s’il a été découvert après. Dans tous ces cas, c’est donc au bailleur de prendre en charge le coût de l’intervention du plombier.

Que faire en cas de litige ?

Si un désaccord persiste sur la prise en charge des frais de plomberie, la meilleure solution est d’abord de privilégier le dialogue. Il vaut mieux éviter d’entrer dans un rapport de force qui risquerait d’envenimer la relation.

En cas de blocage persistant, vous pouvez vous tourner vers la commission départementale de conciliation. Cette démarche, simple et gratuite, permet souvent de trouver un compromis à l’amiable.

En dernier recours, le tribunal judiciaire peut être saisi. Mais, gardez à l’esprit que cette procédure est souvent longue et coûteuse. Quelle que soit l’issue, elle dégradera sans aucun doute la relation locataire-propriétaire. Il est donc préférable de ne l’envisager qu’en ultime solution.

Vous connaissez maintenant les principales règles concernant le paiement des interventions de plomberie. Des questions subsistent ? N’hésitez pas à vous renseigner auprès de professionnels pour obtenir des conseils adaptés à votre situation personnelle. Et surtout, gardez votre calme en toutes circonstances ! Le dialogue reste la clé pour entretenir des relations sereines et constructives.

Cet article a été écrit par Norbert